Claude MONTSERRAT
© copyright Jacques Renoir
Claude
MONTSERRAT   

Philosophe







Ontologie du reste
Serge Crampon, Claude Montserrat, Jacques Renoir
© Réalisation Fred Daudier et Jacques Renoir



  


Invitation au vernissage

Communiqué de presse

Var Matin 12 décembre 2012







Claude MONTSERRAT

Née à Toulouse en 1951.
Agrégation de philosophie, Doctorat ès Lettres.
Professeur en classes préparatoires aux grandes écoles à Nice.

« Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? », cette question de Leibniz conduit   toute   ma  recherche  philosophique.   C’est  le  problème  de  l’être - l’ontologie - qui m’intéresse avant tout.

Les douze degrés de silence et d’humilité qui est le texte complet d’une réflexion en quatre mouvements dont La petite ontologie du reste présente les deux premiers, s’attache à comprendre l’être le plus délaissé qui soit, le rebut. Parménide me permet d’appréhender ce qu’est l’acte du jeter,  Saint Benoît  de quel silence et de quelle humilité relève le très peu et Heidegger comment le regard que nous portons sur lui peut le traverser jusqu’à lui faire rendre une signification esthétique ou  métaphysique. 

Cette réflexion prend place entre une ontologie de la lumière (Cette lumière) et une ontologie de la présence (Pour une métaphysique de la présence).
Cette Lumière tente de rendre compte du scintillement de la baie des Anges à Nice à partir d’une ontologie spécifique qui dévoile en réalité un paysage métaphysique.  L’École du paysage de Versailles s’est particulièrement intéressée à cette jonction entre la philosophie et le paysage.
Pour une métaphysique de la présence essaie d’appréhender ce qu’est une authentique présence au monde à la différence du simple être-là et d’entrer en confrontation avec Derrida le penseur de l’absence et de la déconstruction métaphysique.
 
Publications
Histoire de la philosophie, « La Philosophie islamique », Armand Colin,
1997
Cette Lumière, Encre Marine, 2000
Ecrire, Résister, « La Chaise de Descartes », Encre Marine, 2001
Consolation à Dagerman, Encre Marine, 2010
Petite ontologie du reste, portfolio, 2010
À fleur de peau, livre d’artiste, 2011
Les douze degrés de silence et d’humilité, portfolio, 2012
Nombreux articles dans des revues philosophiques

Travail en cours
Pour une métaphysique de la présence
Adaptation théâtrale de Consolation à Dagerman

« Dans tous les bruissements de l'être et ses vagues sourdines, se glisse parfois une rumeur d'éternité.
Une rumeur souple.
Une rumeur d'après désastre et de lente mémoire. Une rumeur miraculée qu'on entend par hasard.
Une rumeur souple, attentive. Comme une corde à l'arc tendue. Comme une note de matière.
Dans tous les bruissements de l'être et de sa vérité, dans ce savant remue-ménage de dévoilements et d'empreintes, parfois achoppe le son clair d'une résistance. L'assonance d'une éternité.
Et nos consciences assourdies par toutes leurs déclarations sentent soudain le pincement de l'exception. »

Les douze degrés de silence et d'humilité, p. 1


« Et les déchetteries.
  Où s'achèvent les fastueux cortèges de camions éboueurs. Et leurs anges du rien accrochés au barreau.

  Et les fonds de cour blême. Et les caves pavées.
  Et les murs lacérés. Et les c½urs de métro, station Champs Elysées-Clémenceau.

  Dans ces blancs temples-là,  on donne tragédie. On violente le son, on écrase la tôle. On déchire le pan. On voue aux gémonies dans un ballet de cendres ou de torsions incultes. On lacère, on massacre. On veut anéantir. Mais on ignore aussi.
  Que la matière a sa vie. Qu'elle est faite d'esprit. D'attente et de caresse. Et que ce qu'elle attend pour s'animer et vivre est le toucher de l'homme. Le tendre et amarrant toucher qui la rend plus que belle.
  La tragédie est là quand elle est délaissée. Que nos mains l'abandonnent. Et qu'aucun maniement ni qu'aucun manuel n'en disent plus l'emploi. »

Les douze degrés de silence et d'humilité, pp. 4-5


« Le reste garde sa simplicité. Il ne peut se prévaloir d'un autre que lui-même. Et cette simplicité se lie à la confiance. Le débris ne ment pas. Il n'a pas à paraître. En lui s'est démise toute vanité.
En lui s'est bridé tout objet.
C'est pourquoi il est à sa manière épiphanique. Dans l'abandon confiant aux destins de la terre où les Quatre enfuis ne sont qu'un seul terrestre, qu'un seul fondamental, l'inauthenticité est impossible. L'être, en sa pénurie la plus extrême, ne peut qu'apparaître et se donner à voir à qui sait regarder.
Et rassembler son être sous ce cher regard-là.
Car suivant nos regards, il est la nostalgie métaphysique d'une chose.
Le débris inutile d'un objet.
Ou
L'éclat de l'abandon à l'être. »

Les douze degrés de silence et d'humilité, p. 46

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