Anne VILSBØLL


À la recherche du sens de l’existence

 Raison d’être


What does it mean to exist? How do you exist? Do you have a reason?
In the film At Eternity’s Gate/created by Julian Schnabel, the actor Willem Dafoe, playing Vincent van Gogh, says: Existence cannot be without a reason. Whether Vincent van Gogh actually expressed this
sentence or not – it strikes a chord in me.

Existence has to do with being alive – with being.

Since the early seventies the French philosopher Henri Bergson’s theories on duration, a theory on consciousness and time, understood as free will, pure mobility, has been my guide line. Duration can only be grasped through intuition, getting back to the things themselves and experience without our habitual, utilitarian thinking. Inner duration cannot be divided. It is in possession of quality and not just quantifiable. Unlike every second of time, units of time, duration never meets two moments the same in its unfolding succession.
Our power of intuition is our most powerful source for obtaining true knowledge. Even though life is meant to be lived and maybe never quite known. the existential moments of duration experiencing intuition is what guides my work in an attempt to express the grasp of a moment, which will never be the same anymore in its unfolding succession. To me existence finds a reason in the creating act, where I experience duration.

The Danish artist Anne Vilsbøll’s exhibition at Galerie Beddington in the summer of 2019 shows selected moments that the artist wishes to communicate with the viewer.
Anne Vilsbøll’s approach to art grows from a deep interest in the internal waves of the surface/support base and the sign in visual communication. She finds surface and sign have equal importance in a final work of art, which led her to handmade paper, its history and formal characteristics as a means of artistic expression. Her work is created through continuous investigations, which lead to personal expressions in a constant evolution – a work that is visually harmonious and perceptual with tactile and contextual aspects. The lines of actions she follows cannot be categorized under an ism or
definitive direction. A world traveller under continuous influence by new surroundings, the knowledge of long traditions of Western and Eastern art history, with studios in , Denmark, France and India, she absorbs her surroundings as paper absorbs color. The process of making the support for her art work herself she sees as a digestive process from deconstruction to construction. The internal waves in a paper space is to her an invisible text, a collision of unknown territories, a secret language, she uses to enroll herself in the interwoven texture the world is made of. Not two papers are alike. This point of view has an influence on her art. Extractions, layers beneath, that which remains when one has seen, absorbed signs on a highly textured surface, transmutations of forms and colours. What remains, when we have seen and not only looked, are pulled forward in the final expression, which moves in the interval between what was and what will be within us, trying to take us back to a shared consciousness.

The universe of the paintings hints at a world beyond to be discovered from within. Lines between lines, where colours are hiding or grow upon each other. The planes of colours meet over and on the underlying lines. These lines create shadows or turn to space in themselves. The lines are in the paper and give a sculptural quality in the two-dimensional plane. You find pictures behind and pictures on top in the same space. You find a space of now. A space that is transforming itself at this
moment. ( Serish Nanisetti, Editor, The Hindu, India)



À la recherche du sens de l’existence

 Raison d’être

Que veut-il dire exister ? Comment existe-t-on ? A –t-on une raison ?
Dans ce film At Eternity’s Gate créé par Julian Schnabel, l’acteur Willem Dafoe, qui joue Vincent van Gogh dit : L’existence ne peut être sans une raison. Si jamais Vincent van Gogh a exprimé cette phrase ou pas – cela me touche
profondément..

Existence c’est vivre…être.

Depuis le début des années ’70 les théories sur la durée du philosophe français Henri Bergson, théories basées sur la
conscience et le passage du temps, compris autrement comme la volonté libre, mobilité pure, m’ont guidées. La durée
ne se comprend qu’à travers l’intuition, remontant aux choses mêmes et à l’expérience sans notre habituelle méthode
utilitarienne de penser. La durée intérieure ne se divise pas. Elle a de la qualité et n’est pas uniquement quantifiable.
Non similaire à chaque seconde, chaque unité de temps, la durée ne rencontre jamais deux moments identiques dans sa
succession déferlante.

Notre pouvoir d’intuition fournit notre source la plus puissante pour l’obtention de vraie connaissance. Quoi que la vie
doit être vécue et ne pourra jamais vraiment être comprise, ce sont les moments existentiels de durée qui guident mon
travail dans une tentative d’exprimer la saisie d’un moment, à jamais révolu dans sa succession évoluante. Pour moi,
l’existence se justifie dans l’acte créatif, dans lequel je ressens la durée.
L’Exposition de l’artiste danoise Anne Vilsbøll chez la Galerie Beddington Fine Art cet été 2019 soulignera des moments sélectionnés que l’artiste voudrait communiquer avec le spectateur.
L’approche à l’art d’Anne Vilsbøll est née d’un intérêt profond dans les vagues internes du base surface/support et le
signe dans la communication visuelle. Elle trouve que surface et signe ont une importance égale pour l’oeuvre complète, ce qui l’a mené vers le papier fait main, son histoire et ses caractéristiques formelles comme moyen d’expression artistique. Son oeuvre est créée par des enquêtes continues, ce qui mènent aux expressions personnelles en évolution constante – un travail qui est harmonieux visuellement et percepteur avec des aspects tactiles et contextuels. Les plans d’action qu’elle poursuit ne peuvent pas être catégorisés sous un ‘–isme’ spécifique ni une direction définitive. Elle traverse le monde influencée constamment par ces nouveaux environnements, par sa connaissance des longues traditions de l’histoire d’art occidental et oriental, avec des ateliers au Danemark, en France et aux Indes, elle absorbe ses alentours comme le papier absorbe la couleur. Le procédé de sa création elle-même du support pour son art, elle le voit comme digestive et allant de la déconstruction vers la construction. Les vagues internes dans une espace papier font pour Anne un texte invisible, une collision de territoires inconnus, un langage secret dont elle s’en sert pour s’intercaler dedans la texture entrelacée qui est ce monde. Un papier ne ressemble jamais à un autre. Ce point de vue touche directement sur son art. Extractions, sous-couches, ce qui reste une fois qu’on a vu, absorbé signes sur une surface hautement texturée, transmutations de forme et de couleurs. Ce qui restent, dès que nous avons compris et non seulement vu, sont réunis dans l’expression finale, et qui bouge cependant entre ce qui était et ce qui sera dedans nous, tentant de nous ramener vers une conscience partagée.

L’univers de ses peintures fait allusion à un monde au-delà à découvrir de l’intérieur de soi-même.
Lignes entre autres lignes, où les couleurs se cachent ou s’enrichissent. Les niveaux de couleurs se rencontrent
au-dessus et sur ces lignes sous-jacentes. Ces lignes créent des ombres ou se transforment en espaces elles-mêmes.
Les lignes se situent dans le papier et offrent une qualité sculpturale à cette couche bi-dimensionnelle.
Vous découvrirez des images derrière et d’autres images au-dessus sur le même espace. Vous trouverez un espace
actuel. Un espace désormais qui se transforme devant vos yeux.
(Serish Nanisetti, Editeur, The Hindu, Inde)






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